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Le droit des obligations du CRFPA

Épreuve redoutée mais décisive, le droit des obligations ne pardonne ni l’improvisation, ni l’approximation. Consultation juridique, rythme dense, niveau d’exigence élevé : c’est un exercice de fond, qui oblige à raisonner comme un avocat, à défendre une position argumentée et juridiquement solide. Il ne s’agit pas de réciter son cours mais de présenter un raisonnement juridique en respectant rigoureusement la méthode du syllogisme.

 

Présentation de l’épreuve de droit des obligations

L’épreuve de Droit des obligations fait partie des épreuves écrites du tronc commun du CRFPA. D’une durée de 3 heures et assortie d’un coefficient 2, elle prend la forme d’une consultation juridique. Elle a pour objectif de vérifier que le candidat dispose de l’aptitude et de la technicité nécessaires pour résoudre un grand sujet transversal ou plusieurs sujets pratiques.

Le programme couvre l’essentiel des enseignements de Licence 1 et 2, et se concentre sur quatre grands domaines :

  • Le droit des contrats ;
  • Le droit de la responsabilité civile ;
  • Le régime général de l’obligation ;
  • Le droit de la preuve.

Contrairement à un cas pratique universitaire, la consultation juridique implique un changement de posture : il ne s’agit pas simplement d’identifier une règle de droit et de l’appliquer, mais de défendre des intérêts d’un client.

Les énoncés sont généralement denses et ambigus, et exigent une lecture fine, une identification claire des enjeux, et une réponse construite selon le syllogisme juridique. L’argumentation attendue doit être fluide, pertinente et solidement étayée par les textes et la jurisprudence.

En somme, cette épreuve constitue une mise en situation professionnalisante, où la maîtrise du droit et la capacité à raisonner en praticien sont pleinement sollicitées.

Typologies de sujets rencontrés

Trois types de sujets sont fréquemment rencontrés :

  • Questions de réflexion : elles appellent un raisonnement juridique poussé, sur la base de connaissances bien intégrées. Ce sont les plus courantes.
  • Questions de cours déguisées : elles testent la capacité du candidat à mobiliser ses acquis sans tomber dans la récitation.
  • Questions d’actualité : elles exigent une veille juridique et une compréhension des évolutions du droit.

Les questions commencent souvent par « Que conseillez-vous ? », obligeant le candidat à adopter une posture de praticien.

Les difficultés de cette épreuve

Trois difficultés majeures sont symptomatiques de cette épreuve au format inédit et professionnalisant :

  • Un sujet long et dense. Il n’est pas rédigé autour d’une thématique majeure associée à une ou deux questions. C’est une vraie consultation juridique qui est demandée et non un cas pratique.
  • Des énoncés qui ne posent pas de questions explicites. Cela signifie que le candidat devra déterminer par lui-même les problématiques à soulever et les conseils qu’il devra prodiguer à son client tout au long de sa consultation.
  • Un temps limité, qui exige méthode, efficacité et prise de recul stratégique afin de pouvoir traiter toutes les questions.

 

Réussir l’épreuve de Droit des obligations : la méthodologie à maîtriser

Réussir l’épreuve de droit des obligations ne se limite pas à l’analyse des faits et à la simple récitation du cours. L’exigence de la consultation juridique requiert une approche méthodique, structurée et rigoureuse, proche de la pratique professionnelle. Voici les étapes essentielles à suivre pour construire une copie convaincante le jour J.

Comprendre et analyser le sujet

L’épreuve prend la forme d’une véritable consultation juridique, bien différente d’un simple cas pratique universitaire.

La première étape consiste à lire attentivement l’énoncé. Deux lectures sans prise de notes sont conseillées afin de bien cerner la structure du sujet, le nombre de questions implicites, et la tonalité attendue :

  • S’agit-il d’une question fermée, rendant le problème de droit explicite ?
  • Ou s’agit-il d’une question ouverte, plus fréquente, qui force le candidat à identifier lui-même les problématiques à traiter ?

Dans ce dernier cas, l’enjeu ne se limite pas à trouver les bonnes réponses : il faut également formuler les bonnes questions.

Structurer une réponse juridique rigoureuse

L’objectif est de produire une consultation complète, organisée et juridiquement fondée. Cela suppose de construire un plan clair et apparent, question par question, en évitant l’écueil de la dissertation. Ce plan guide le correcteur dans la lecture de la copie : où va-t-on ? pourquoi ? comment y arrive-t-on ? Il met en lumière les étapes du raisonnement du candidat et sa capacité à organiser sa pensée avec clarté et pertinence.

Dans le cadre d’une question ouverte, le devoir peut inclure plusieurs voies de droit envisageables. Il convient alors de :

  • les identifier de manière exhaustive ;
  • les classer (de la moins à la plus probable) ;
  • les vérifier une à une en appliquant pour chacune le raisonnement juridique adéquat (qualification des faits, règle applicable, application à l’espèce, conclusion).

Le syllogisme juridique est la clé de voûte de la démonstration. Il ne s’agit pas de chercher une réponse immédiate, mais de démontrer une capacité à raisonner pas à pas, à explorer les solutions possibles, et à faire des choix éclairés en droit.

Enfin, la rédaction doit être claire, précise et technique : phrases courtes, vocabulaire juridique maîtrisé, fondements juridiques. Le devoir doit traduire un raisonnement juridique structuré, mais aussi un conseil pertinent, formulé dans un langage professionnel.

Mobiliser ses réflexes juridiques

Une bonne maîtrise des fondements juridiques est indispensable : comprendre la lettre de la loi et être capable de mobiliser la jurisprudence adéquate, savoir en tirer les conséquences, et en faire une application à l’espèce. C’est un travail qui s’acquiert avec l’entraînement : plus les sujets sont travaillés en amont, plus la logique devient automatique.

Avec le temps et les exercices, le candidat développe une compétence réflexe, une capacité à raisonner de façon fluide et pertinente face à n’importe quelle problématique. Il ne s’agit plus seulement de connaissances, mais d’un savoir-faire juridique opérationnel. C’est précisément cette transformation que vise notre préparation.

 

Se préparer avec la Prépa Dalloz

À la Prépa Dalloz, nous avons conçu une méthode d’accompagnement pour faire de l’épreuve de Droit des Obligations un véritable levier de réussite. Exercice souvent inédit pour les étudiants issus de l’université, la consultation juridique demande des compétences que seule une préparation rigoureuse permet de développer.

Notre approche repose sur :

  • Une méthodologie juridique solide, axée sur la construction d’un raisonnement rigoureux, la qualification des faits et la mobilisation précise des règles applicables ;
  • De nombreux entraînements originaux, conçus pour reproduire les exigences réelles de l’épreuve et se familiariser avec cet exercice ;
  • Des corrections détaillées, pour comprendre ses erreurs, progresser rapidement et intégrer les bons réflexes ;
  • Un travail spécifique sur le Code civil, avec des modules dédiés à sa manipulation (sommaire, index, annotations…) ;
  • Un encadrement pédagogique de qualité, assuré par des enseignants expérimentés et des professionnels du droit ;
  • Un accès à la bibliothèque Dalloz pour approfondir ses connaissances avec les meilleurs ouvrages juridiques.

Nos outils pédagogiques vous permettront de faire de cette épreuve un atout. Avec une pratique régulière, vous gagnerez en clarté et en efficacité.

Découvrir nos formules !

 

Nos conseils pour réussir l’épreuve de droit des obligations

Les erreurs à éviter

Certaines erreurs reviennent régulièrement dans les copies de droit des obligations et peuvent coûter de précieux points. Mieux vaut les connaître pour les anticiper et les corriger dès la préparation.

La première consiste à ne pas respecter l’ordre des questions posées. Beaucoup de candidats choisissent de traiter les questions par ordre de facilité, ce qui nuit à la clarté du devoir. L’exercice attend une réponse structurée, suivant fidèlement l’ordre des interrogations.

Autre dérive fréquente : transformer le cas pratique en exercice de recherche bibliographique. Il ne s’agit pas de dresser un inventaire de tous les fondements juridiques en lien avec le sujet mais de mobiliser uniquement ceux qui sont pertinents et de définir les notions en termes juridiques.

Face à une question délicate, certains candidats dissimulent leur hésitation par une récitation de cours ou un empilement d’articles du Code civil. Or, cette stratégie est contre-productive. Il vaut mieux manier le Code intelligemment, à l’aide de son sommaire et de son index, pour chercher la notion qui pose difficulté et tenter de répondre à la question.

Les confusions entre notions signalent un manque de préparation. C’est pourquoi l’entraînement doit être orienté vers la maîtrise des grandes thématiques du programme, avec des rappels notionnels systématiques pendant les séances et les corrections.

Autre piège : oublier de conclure clairement. Chaque question doit se terminer par une prise de position claire et justifiée. Trop de copies se contentent d’exposer les arguments « pour » et « contre », sans trancher. Une réponse juridique implique une conclusion assumée, même nuancée.

Quelques astuces pour réussir

Pour réussir cette épreuve exigeante, il ne suffit pas de connaître son cours sur le bout des doigts. Il faut s’entraîner de manière stratégique, apprendre à utiliser efficacement ses outils et rester attentif à la logique de l’examen. Voici quelques conseils pour s’y préparer au mieux :

  • Il est essentiel d’aller au bout de chaque épreuve, car les dernières questions, surtout en droit des obligations, sont plus simples que les premières.
  • S’entraîner à rédiger « dans le stress » : travailler les anciens sujets dans des conditions proches du réel (chronomètre, pas de pause, bruit ambiant éventuel) est utile. Cela vous prépare mentalement et vous aide à gérer votre temps, même quand la pression monte.
  • Ne pas négliger la veille juridique car certaines réformes ou arrêts récents peuvent être attendus dans la démonstration.
  • Savoir utiliser le Code civil (l’index, le sommaire) constitue un incontournable. Par exemple, dans le sujet de la session 2022, le terme « affacturage » peut sembler obscur. Néanmoins, en lisant les articles correspondant à la subrogation, terme qui figurait également dans l’énoncé, l’explication de ce qu’il fallait entendre par “affacturage” figurait dans la liste des articles relatifs à la subrogation.

Tout au long de la préparation, la Prépa Dalloz propose des entraînements complets et exigeants qui mettent l’accent sur la maîtrise des notions fondamentales et incitent le candidat à manipuler activement son Code civil pour faire face à toutes les subtilités de l’épreuve.

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