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Le décret sur la réforme du CRFPA est arrivé : le point sur ce qui va changer

Le décret et l’arrêté ont été publiés le 17 octobre 2016.

Comme annoncé récemment, le droit des obligations reste au programme et devient une épreuve à part entière.

Concernant les matières de spécialité, la disparition du droit fiscal est confirmée, la protection sociale entre au programme du droit du travail. Le plus surprenant est évidemment le contenu de la matière droit international et européen qui comprend désormais le droit international privé et public, le droit du commerce international et le droit européen.

La durée des épreuves et les coefficients sont définitivement fixés :

Matière Durée Coefficient
Note de synthèse 5 h 3
Procédure 2 h 2
Obligation 3 h 2
Spécialité 3 h 2
Grand oral 45 min 4
Langues ? 1

 

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Réforme du CRFPA : mise à jour de nos prépas

Mise à jour du 30 septembre 2016 :

Les prépas Dalloz sont à jour de la réforme !

Cliquez ici pour consulter les prépas

 


L’examen du CRFPA devient national

La Prépa Dalloz vous propose de vous expliquer les conséquences de la réforme du CRFPA et vous aider à mieux vous y préparer en appelant au 01 40 64 12 72 à compter du 1er septembre 2016. Nous pourrons ainsi répondre à toutes vos interrogations.

Le garde des Sceaux a annoncé la réforme du CRFPA le 7 juillet 2016. L’examen sera modifié dès la rentrée 2017 notamment pour assurer l’égalité des candidats partout en France. En revanche, les IEJ (Instituts d’Études Judiciaires) continueront à organiser l’examen, à prendre en charge les corrections de copies, l’élaboration des sujets d’oraux et la nomination des jurys.

Concrètement, les épreuves seront les suivantes :

  • Note de synthèse, coefficient 3
  • Cas pratique, coefficient 2

Matières au choix : civil, affaires, social, pénal, administratif, international et européen.

  • Procédure, coefficient 2

En lien avec la matière écrite choisie : procédure civile, pénale ou administrative.

  • Grand oral, coefficient 3

Exposé de 15 minutes, questions pendant 30 minutes.

  • Anglais, coefficient 1

 

Elles seront organisées le 1er septembre 2017 pour les écrits, le 2 novembre 2017 pour les oraux et les résultats seront dévoilés le 1er décembre 2017.

Les sujets d’examens et les directives de correction seront préparés par une commission nationale composée à parité d’avocats et d’universitaires.

Autrement dit, c’est une réforme majeure du CRFPA qui aura un impact sur les futurs avocats.

Les conseils d’étudiants qui ont réussi le CRFPA

La Prépa Dalloz a interviewé ses étudiants : ils ont réussi le CRFPA et vous dévoilent leurs conseils pour y parvenir vous aussi.

 

Comment as-tu organisé tes révisions pendant l’été ?

Mathilde M. : Je n’avais pas réussi à réviser pendant l’année. J’ai donc pris quelques jours de vacances après mon Master 2 et j’ai commencé à travailler mi-juin. Quand j’ai vu la taille du programme et des cours, j’ai un peu paniqué. J’ai donc décidé de lire tous les cours et de ne ficher que le droit des obligations et la procédure avant de commencer la prépa en août. J’avais choisi droit de la famille en matière de spécialité. Comme j’en avais fait beaucoup en M2, mes connaissances étaient « fraîches » et j’ai réutilisé les fiches que j’avais déjà. Certaines personnes n’aiment pas ficher mais moi je l’ai toujours fait, cela me permet d’apprendre plus facilement. Ce mois et demi de révision m’a permis d’arriver à la prépa avec des connaissances et de pouvoir faire les devoirs dans les conditions d’examen. Comme nous n’avions pas cours du matin au soir, j’avais du temps pour continuer à réviser. Je partais des thèmes abordés dans les actualités vues en conférences pour reprendre le cours et je travaillais les corrections des devoirs. Je regrette juste de ne pas avoir lu au moins une fois le cours de libertés fondamentales pendant l’année, j’aurais été moins prise de court après les écrits.

 

Avais-tu révisé les oraux avant les écrits ?

Marine C. : Je n’avais pas commencé à réviser les oraux avant le passage des écrits. Je pense qu’il faut faire attention à ne pas tout mélanger, c’est un exercice complètement différent. J’ai donc préféré me consacrer aux épreuves écrites et ensuite seulement, je me suis lancée dans la révision des oraux.

 

Comment t’es-tu organisée après les écrits ?

Marine C. : Après les écrits, on se retrouve dans une phase d’épuisement où il est très difficile de garder le rythme qu’on s’était imposé. J’étais dans un IEJ où nous avions du temps entre les écrits et les oraux. J’ai pu réduire la cadence la première et deuxième semaine après les écrits, sans arrêter complètement mes révisions. Ça aide à reprendre des forces ! Ensuite, je m’y suis remise progressivement, pour boucler les révisions sans nuits blanches.

 

Un conseil pour arriver aux oraux sereinement ?

Marine C. : Tout bêtement, essayer de ne pas tomber malade. C’est peut-être la pire des choses qui peut arriver parce qu’on n’est déjà mentalement pas au top vers les dernières semaines, mais alors si le corps ne suit pas il est très difficile de réviser…

 

Comment as-tu géré la présentation du grand oral ?

Amaury C. : Quel moment merveilleux… je n’avais fait aucun entraînement pour le grand oral, c’était une première faute de ma part, et je recommande vivement d’en faire le plus possible à l’IEJ ou avec une prépa.

Pour comprendre comment j’ai « géré » ma présentation, il faut déjà connaître mon sujet, et il faut vraiment savoir que j’étais à des kilomètres d’imaginer un sujet pareil : « le droit à l’ivresse ? »

Le plus dur pour cette épreuve, c’est bien évidemment le stress : vous êtes votre pire ennemi lors du Grand O.

Comme tout le monde, j’avais prévu ma valise de Codes mais, au final, ça a été plus pour me rassurer qu’autre chose : je n’ai utilisé qu’un seul Code et ce n’était pas mon plus récent ni mon favori : le Code pénal !

L’heure de préparation est passée à toute vitesse, ma deuxième erreur a été d’essayer de rédiger mon exposé en entier, ce qui est impossible.

Le président du jury est venu me chercher, m’a fait monter 5 étages par les escaliers, le temps de dire bonjour et l’épreuve avait déjà commencé.

Mon obsession était double : ne pas rester la tête baissée sur mes notes, et surtout ne pas parler trop vite. J’ai donc volontairement fait des pauses, pour reprendre mon souffle mais aussi pour marquer mes transitions.

Je voyais les membres du jury se pencher sur la montre posée sur leur bureau, prêts à couper court à la discussion. J’ai fini ma présentation et là le match a véritablement commencé. Il faut savoir qu’ils vont tout faire pour essayer de vous contredire, de pointer du doigt les éléments qui paraissent illogiques ou inadéquats, de mettre en évidence des points techniques : à vous de vous défendre et d’assumer vos idées ! Qui voudrait d’un avocat qui plaide sans être capable de défendre son point de vue ? Ensuite le jury a enchaîné sur des questions relatives à la profession ou à l’actualité de la profession : j’ai donc eu droit à des questions comme : Combien d’avocats en France ? Pourquoi ont-ils fait récemment la grève ? … Ils vous disent ensuite que c’est terminé, vous les remerciez, reprenez vos affaires et sortez discrètement : et comme pour moi c’était la dernière épreuve : le CRFPA était terminé !

 

Allo Dalloz 01 40 64 12 72Si vous souhaitez en discuter ou poser tout autre question, l’équipe Prépa Dalloz est à votre disposition au 01 40 64 12 72 ou sur prepa-dalloz@dalloz.fr

 

Prendre la parole devant un jury de grand oral

Vous avez le trac de l’oral ? La voix qui tremble et les paumes moites ? Normal, vous allez devoir conquérir votre public comme un bon acteur.

(Re)prendre le contrôle de son corps

Redressez-vous. Si vous avez le dos droit, vous serez plus aisément connecté à votre « colonne d’air ». Une respiration basse (en gonflant le ventre à l’inspiration) permet de retrouver le calme et de mieux poser sa voix. Asseyez-vous au fond de votre siège et posez les deux pieds au sol. Évitez également de croiser les jambes pour rester bien en équilibre, sans mouvement parasite.

Posez – Parlez fort. Vous avez l’impression de crier ? N’ayez crainte, le jury vous est reconnaissant de ne pas avoir à tendre l’oreille. Articulez chaque mot, vous gagnerez du temps et de la détente.

Regardez le jury. Il ne s’agit pas seulement de « balayer » le jury du regard mais de regarder ses membres, l’un après l’autre. En cherchant vraiment les regards, vous accrocherez l’attention et serez vous-même dans une communication authentique.

 

Travailler la forme du message

 – Prenez des notes et ne rédigez pas votre brouillon. Vous risqueriez de lire votre papier, ce qui est le gage d’une présentation ratée.

Structurez votre présentation. Le jury doit pouvoir vous suivre pas à pas en entendant titres et les sous-titres de votre exposé. Ce sont des aide-mémoires comparables à des « slides ».  

– Mettez en scène vos idées. Illustrez-les par des exemples et ne craignez pas de donner de la vie à la théorie. Vous montrerez que vous avez « digéré » vos connaissances.

 

Être dans l’énergie et la confiance

 Assumez vos choix : votre travail est l’expression de votre façon de penser et de vos choix intellectuels. Si l’on est persuadé de la véracité de son propos, on convainc plus facilement. N’ayez surtout pas l’air de vous excuser d’être là et de parler.

Osez les silences. Ils attirent l’attention du public, en faisant résonner les mots qui viennent d’être prononcés, et donnent du relief à ceux qui suivent. De la même façon, jouez sur votre voix, modulez vos intonations.

– Acceptez d’être au centre de la scène. Souriez, engagez-vous physiquement, parlez avec les mains. Si vous êtes debout, n’hésitez pas à faire quelques pas pour occuper l’espace de façon dynamique.  

Devenir un bon orateur demande du travail. Entraînez-vous avec vos amis ou vos proches en vous filmant par exemple, et apprenez surtout à bien respirer pour canaliser le stress au moment de l’épreuve.

Prépa Dalloz