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Les conseils d’étudiants qui ont réussi le CRFPA

La Prépa Dalloz a interviewé ses étudiants : ils ont réussi le CRFPA et vous dévoilent leurs conseils pour y parvenir vous aussi.

 

Comment as-tu organisé tes révisions pendant l’été ?

Mathilde M. : Je n’avais pas réussi à réviser pendant l’année. J’ai donc pris quelques jours de vacances après mon Master 2 et j’ai commencé à travailler mi-juin. Quand j’ai vu la taille du programme et des cours, j’ai un peu paniqué. J’ai donc décidé de lire tous les cours et de ne ficher que le droit des obligations et la procédure avant de commencer la prépa en août. J’avais choisi droit de la famille en matière de spécialité. Comme j’en avais fait beaucoup en M2, mes connaissances étaient « fraîches » et j’ai réutilisé les fiches que j’avais déjà. Certaines personnes n’aiment pas ficher mais moi je l’ai toujours fait, cela me permet d’apprendre plus facilement. Ce mois et demi de révision m’a permis d’arriver à la prépa avec des connaissances et de pouvoir faire les devoirs dans les conditions d’examen. Comme nous n’avions pas cours du matin au soir, j’avais du temps pour continuer à réviser. Je partais des thèmes abordés dans les actualités vues en conférences pour reprendre le cours et je travaillais les corrections des devoirs. Je regrette juste de ne pas avoir lu au moins une fois le cours de libertés fondamentales pendant l’année, j’aurais été moins prise de court après les écrits.

 

Avais-tu révisé les oraux avant les écrits ?

Marine C. : Je n’avais pas commencé à réviser les oraux avant le passage des écrits. Je pense qu’il faut faire attention à ne pas tout mélanger, c’est un exercice complètement différent. J’ai donc préféré me consacrer aux épreuves écrites et ensuite seulement, je me suis lancée dans la révision des oraux.

 

Comment t’es-tu organisée après les écrits ?

Marine C. : Après les écrits, on se retrouve dans une phase d’épuisement où il est très difficile de garder le rythme qu’on s’était imposé. J’étais dans un IEJ où nous avions du temps entre les écrits et les oraux. J’ai pu réduire la cadence la première et deuxième semaine après les écrits, sans arrêter complètement mes révisions. Ça aide à reprendre des forces ! Ensuite, je m’y suis remise progressivement, pour boucler les révisions sans nuits blanches.

 

Un conseil pour arriver aux oraux sereinement ?

Marine C. : Tout bêtement, essayer de ne pas tomber malade. C’est peut-être la pire des choses qui peut arriver parce qu’on n’est déjà mentalement pas au top vers les dernières semaines, mais alors si le corps ne suit pas il est très difficile de réviser…

 

Comment as-tu géré la présentation du grand oral ?

Amaury C. : Quel moment merveilleux… je n’avais fait aucun entraînement pour le grand oral, c’était une première faute de ma part, et je recommande vivement d’en faire le plus possible à l’IEJ ou avec une prépa.

Pour comprendre comment j’ai « géré » ma présentation, il faut déjà connaître mon sujet, et il faut vraiment savoir que j’étais à des kilomètres d’imaginer un sujet pareil : « le droit à l’ivresse ? »

Le plus dur pour cette épreuve, c’est bien évidemment le stress : vous êtes votre pire ennemi lors du Grand O.

Comme tout le monde, j’avais prévu ma valise de Codes mais, au final, ça a été plus pour me rassurer qu’autre chose : je n’ai utilisé qu’un seul Code et ce n’était pas mon plus récent ni mon favori : le Code pénal !

L’heure de préparation est passée à toute vitesse, ma deuxième erreur a été d’essayer de rédiger mon exposé en entier, ce qui est impossible.

Le président du jury est venu me chercher, m’a fait monter 5 étages par les escaliers, le temps de dire bonjour et l’épreuve avait déjà commencé.

Mon obsession était double : ne pas rester la tête baissée sur mes notes, et surtout ne pas parler trop vite. J’ai donc volontairement fait des pauses, pour reprendre mon souffle mais aussi pour marquer mes transitions.

Je voyais les membres du jury se pencher sur la montre posée sur leur bureau, prêts à couper court à la discussion. J’ai fini ma présentation et là le match a véritablement commencé. Il faut savoir qu’ils vont tout faire pour essayer de vous contredire, de pointer du doigt les éléments qui paraissent illogiques ou inadéquats, de mettre en évidence des points techniques : à vous de vous défendre et d’assumer vos idées ! Qui voudrait d’un avocat qui plaide sans être capable de défendre son point de vue ? Ensuite le jury a enchaîné sur des questions relatives à la profession ou à l’actualité de la profession : j’ai donc eu droit à des questions comme : Combien d’avocats en France ? Pourquoi ont-ils fait récemment la grève ? … Ils vous disent ensuite que c’est terminé, vous les remerciez, reprenez vos affaires et sortez discrètement : et comme pour moi c’était la dernière épreuve : le CRFPA était terminé !

 

Allo Dalloz 01 40 64 12 72Si vous souhaitez en discuter ou poser tout autre question, l’équipe Prépa Dalloz est à votre disposition au 01 40 64 12 72 ou sur prepa-dalloz@dalloz.fr

 

Réussir ses examens grâce à la sophrologie

Créée dans les années 1960, la sophrologie est une méthode de relaxation inspirée du yoga et d’autres courants occidentaux. L’harmonie du corps et de l’esprit : une garantie de réussite aux examens ?

La sophrologie, une méthode qui a fait ses preuves

  • Cette médecine douce permet de faire baisser le stress : maux d’estomac, insomnie, boulimie… sont des problèmes bien connus des étudiants. La sophrologie permet d’en réduire l’impact.
  • Elle ouvre un chemin vers la confiance en soi, capitale pour la réussite. Elle facilite par exemple la prise de parole en public.
  • Elle renforce les capacités du cerveau, en développant la concentration et la mémoire.

Vous n’aurez pas de mal à trouver sur Internet un praticien habilité à vous donner des cours intensifs en période de révisions. En attendant, prenez un peu d’avance…

 

Le B.A.-BA de la sophrologie

  • Exercice 1 : Travailler sa respiration abdominale.

Tout en relâchant la mâchoire et les épaules, gonflez le ventre en inspirant et rentrez-le en expirant. Ne bloquez pas le souffle au niveau de la cage thoracique. Prenez plus de temps pour expirer que pour inspirer. Symboliquement, imaginez que toutes vos peurs et vos questions s’en vont avec l’air rejeté.

 

  • Exercice 2 : Pratiquer une gymnastique douce.

Marchez régulièrement, en ayant fortement conscience de votre corps, de vos articulations et du pied qui se déroule sur le sol, du talon jusqu’aux orteils. Vous pouvez aussi vous faire vous-même des massages sur le visage, les yeux fermés, par de petits mouvements circulaires autour des yeux. Contractez aussi différentes parties de votre corps puis relâchez : vous prendrez conscience de certaines tensions musculaires, dont vous vous débarrasserez. Par exemple, remontez vos épaules vers vos oreilles puis relâchez-les d’un seul coup. Cela permet de libérer les tensions situées au niveau du cou.” 

 

  • Exercice 3 : Évacuer les pensées négatives par des exercices de visualisation.

Installez-vous confortablement et imaginez-vous dans un endroit calme et agréable. Retrouvez les sensations associées à cette image mentale (odeurs, couleurs, sons). Une fois que la perception intérieure est installée, serrez le poing et amplifiez-la. Puis relâchez le poing. Répétez l’exercice plusieurs fois. En cas de stress, vous pourrez retrouver l’image (et la sensation de calme) en serrant simplement le poing.

La détente corporelle et intellectuelle acquise à travers ces exercices libère la tête de ses préoccupations. Pratiquez ce petit entraînement pendant 15 minutes avant de vous mettre au travail : vous verrez que les idées naîtront naturellement dans votre esprit, dans le calme et en bon ordre.

Prendre la parole devant un jury de grand oral

Vous avez le trac de l’oral ? La voix qui tremble et les paumes moites ? Normal, vous allez devoir conquérir votre public comme un bon acteur.

(Re)prendre le contrôle de son corps

Redressez-vous. Si vous avez le dos droit, vous serez plus aisément connecté à votre « colonne d’air ». Une respiration basse (en gonflant le ventre à l’inspiration) permet de retrouver le calme et de mieux poser sa voix. Asseyez-vous au fond de votre siège et posez les deux pieds au sol. Évitez également de croiser les jambes pour rester bien en équilibre, sans mouvement parasite.

Posez – Parlez fort. Vous avez l’impression de crier ? N’ayez crainte, le jury vous est reconnaissant de ne pas avoir à tendre l’oreille. Articulez chaque mot, vous gagnerez du temps et de la détente.

Regardez le jury. Il ne s’agit pas seulement de « balayer » le jury du regard mais de regarder ses membres, l’un après l’autre. En cherchant vraiment les regards, vous accrocherez l’attention et serez vous-même dans une communication authentique.

 

Travailler la forme du message

 – Prenez des notes et ne rédigez pas votre brouillon. Vous risqueriez de lire votre papier, ce qui est le gage d’une présentation ratée.

Structurez votre présentation. Le jury doit pouvoir vous suivre pas à pas en entendant titres et les sous-titres de votre exposé. Ce sont des aide-mémoires comparables à des « slides ».  

– Mettez en scène vos idées. Illustrez-les par des exemples et ne craignez pas de donner de la vie à la théorie. Vous montrerez que vous avez « digéré » vos connaissances.

 

Être dans l’énergie et la confiance

 Assumez vos choix : votre travail est l’expression de votre façon de penser et de vos choix intellectuels. Si l’on est persuadé de la véracité de son propos, on convainc plus facilement. N’ayez surtout pas l’air de vous excuser d’être là et de parler.

Osez les silences. Ils attirent l’attention du public, en faisant résonner les mots qui viennent d’être prononcés, et donnent du relief à ceux qui suivent. De la même façon, jouez sur votre voix, modulez vos intonations.

– Acceptez d’être au centre de la scène. Souriez, engagez-vous physiquement, parlez avec les mains. Si vous êtes debout, n’hésitez pas à faire quelques pas pour occuper l’espace de façon dynamique.  

Devenir un bon orateur demande du travail. Entraînez-vous avec vos amis ou vos proches en vous filmant par exemple, et apprenez surtout à bien respirer pour canaliser le stress au moment de l’épreuve.

Gérer son stress pendant les épreuves du CRFPA

Après des mois de révisions vient l’heure de la performance. Comment ne pas se laisser envahir par le stress ? Rassemblez vos forces et soyez confiants.

 

Installez-vous et mettez-vous à l’aise

 – Choisissez une tenue dans laquelle vous vous sentez bien. Des vêtements confortables, souvent portés, associés à des moments plaisants de votre vie. Pour l’oral, suivez nos conseils.

– Posez votre montre en évidence sur la table. Le portable est interdit lors des épreuves. Prévoyez aussi quelques barres de céréales, de l’eau et n’oubliez pas les mouchoirs en papier pour éternuements intempestifs ou stylo baveur.

– Munissez-vous de vos objets fétiches : stylo, amulettes en tout genre et porte-bonheurs… Favorisez les « bonnes ondes », car tout est dans le mental ! Il faut partir gagnant.

 

Prenez une grande inspiration…et l’inspiration viendra

 – Pour se relaxer, il est nécessaire de se concentrer sur la respiration abdominale : gonfler le ventre à l’inspiration, le rentrer en expirant.

– Faire plusieurs respirations lentes, en décontractant la nuque et les épaules.

Fermer les yeux quelques instants, en oubliant la salle de l’examen, et visualiser un moment de sa vie agréable, qui procure des sensations ou des émotions positives.

– Pour un examen oral, mettre la priorité sur la conscience du corps (droit, énergique) et de la voix (forte, posée). Pour ce faire, respirer profondément, regarder le public et sourire.

 

Faites confiance à vos neurones

 – La question vous paraît difficile ? Pas de panique, vous êtes là pour réfléchir. Prenez le temps de lire l’ensemble du sujet, pour en comprendre la structure.

– Les idées s’embrouillent et votre esprit se bloque ? Reprenez les rênes du cerveau. Mobilisez vos connaissances, en allant du général au particulier. Matière, cours, exercices et notions concernés : retrouvez le chemin de la réponse.

– Le temps de préparation de l’épreuve orale vous semble trop court ? Soignez vos « chevilles » : introduction, conclusion et parties du plan vont structurer votre discours et donner des points d’appui… à votre respiration.

 

Positiver, respirer et oublier ceux qui planchent à côté de vous, voilà la voie de la sérénité. Souvenez-vous surtout qu’un examen peut se repasser, et que votre vie n’est pas en jeu !

Prépa Dalloz