La note de synthèse est souvent l’épreuve reine de l’admissibilité au CRFPA, tant par son coefficient le plus élevé que par sa technicité. Paradoxalement, c’est aussi l’exercice auquel les étudiants en droit sont le moins préparés durant leur cursus universitaire.
C’est pourquoi la note de synthèse inquiète. Toutefois, elle ne fait appel à aucune connaissance juridique extérieure, mais teste vos capacités d’analyse de textes juridiques et de rapidité. Aucune révision de fond n’est nécessaire, mais une maîtrise parfaite de l’exercice est indispensable pour obtenir une bonne note.
Pour vous aider, nous vous proposons notre méthodologie de la note de synthèse en 10 étapes clés pour réussir cette épreuve le Jour J.
1. Gestion du temps : Maîtriser le temps le Jour J
L’épreuve de note de synthèse est un sprint contre la montre. Une mauvaise gestion du temps le Jour J est la cause principale d’échec. Voici un découpage conseillé :
- 2h00 à 2h30 : Lecture et prise de notes.
- 1h00 : Élaboration de la structure et du plan détaillé.
- 1h30 à 2h00 : Rédaction propre et relecture. Une copie inachevée est lourdement pénalisée par le jury.
Règle d’or : Ne commencez jamais à rédiger au propre si votre plan détaillé n’est pas terminé.
2. Utilisation du dossier : Bannir les connaissances extérieures
Oubliez ce que vous savez. Vous devez vous appuyer sur les seuls documents présents. C’est la différence majeure avec la dissertation. Même si vous connaissez la jurisprudence par cœur ou l’actualité récente sur le sujet, n’utilisez jamais d’éléments absents du dossier. Le jury sanctionnera sévèrement toute information extérieure, considérée comme un hors-sujet.
3. Lecture active : Adopter une approche méthodique
Avant de foncer tête baissée dans la rédaction, respirez. La lecture du dossier est une étape déterminante de votre devoir. Face à un corpus conséquent, l’objectif n’est pas de se disperser, mais de lire avec intention.
Adoptez une lecture active : commencez par analyser le sommaire et la demande du sujet. Ce premier survol permet de comprendre la logique d’ensemble du dossier et d’orienter votre attention vers les informations principales dès les premières pages.
4. Analyse du sujet : Lire l’intégralité des documents
Ne faites jamais l’impasse. Tous les documents du dossier ont une utilité, même ceux qui semblent anecdotiques ou très courts. Une information importante peut se cacher dans une note de bas de page ou un article de presse.
Deux méthodes de travail peuvent alors être envisagées. Certains étudiants choisissent une lecture approfondie de l’ensemble du corpus. D’autres préfèrent moduler leur lecture, en réservant une analyse détaillée aux documents les plus pertinents et une lecture plus rapide, dite « en diagonale », aux éléments secondaires.
Il n’existe pas de méthode universelle : le choix dépend du profil de l’étudiant et de sa capacité à gérer le temps imparti. D’où l’importance de réaliser des galops d’essai afin d’identifier la stratégie de lecture la plus efficace pour soi.
5. Prise de notes : Organiser le brouillon avec le surligneur
Pour trier les informations, le surligneur est votre outil principal. Adoptez un code couleur sur votre feuille de brouillon ou directement sur le dossier pour classer les arguments par thématique. Cela facilitera grandement la construction de votre plan par la suite. Il est également conseillé d’écrire exclusivement sur le recto des pages et de les numéroter, afin de se repérer plus facilement dans l’ensemble des feuilles.
Attention cependant : la prise de notes ne doit pas être une recopie du dossier. Sélectionnez uniquement ce qui servira à la rédaction.
6. Plan et sous-titres : Soigner la précision des termes
Si des plans types binaires (I/II) sont la norme, ils doivent découler logiquement du dossier. Soignez particulièrement vos titres et sous-titres : privilégiez des intitulés courts, précis et qualifiants, et évitez les titres conjugués. Ils doivent donner une idée claire du contenu de vos sous-parties. Écartez ainsi les titres trop vagues comme « Problèmes » ou « Solutions ».
Une bonne structure permet au correcteur de comprendre votre raisonnement rien qu’en lisant les titres :
- Mauvais titre : Les juges acceptent le revirement.
- Bon titre : L’acceptation du revirement par la jurisprudence.
7. Point de vue : Rester neutre et objectif
Votre opinion n’intéresse pas le correcteur. Vous ne devez jamais donner votre point de vue personnel, ni utiliser le « Je ». Restez totalement neutre et objectif : votre rôle consiste à restituer fidèlement les débats contenus dans les documents, sans prise de position.
- Mots de liaison : utilisez des connecteurs logiques neutres.
- Phrases de transition : soignez les liens entre les parties pour fluidifier la lecture.
- Conclusion : faut-il faire une conclusion ? En principe, la conclusion est à éviter et n’est pas attendue par le correcteur. L’essentiel réside dans le développement structuré et équilibré des parties. Il est donc préférable de consacrer tout son temps et son énergie au corps du devoir plutôt qu’à une conclusion superflue.
8. Rédaction : Citer systématiquement les références des documents
C’est une exigence absolue de l’examen du CRFPA. Chaque argument que vous avancez dans votre copie doit être sourcé. Vous devez impérativement citer les documents entre parenthèses (ex : doc. 3) ou dans le corps du texte. Le correcteur doit pouvoir remonter à la source instantanément.
9. Esprit synthétique : Se limiter à 4 pages
La consigne est explicite : « synthétique ». Si votre note de synthèse fait 8 pages, vous avez échoué dans l’exercice de concision. Vous devez aller à l’essentiel (sauf indication contraire de votre IEJ), hiérarchiser les informations et supprimer le superflu. C’est un exercice de sélection destiné à un lecteur professionnel.
10. Annales et Modèles : S’entraîner avec régularité
La théorie ne suffit pas. Il faut « manger » de la note de synthèse pour acquérir les automatismes. Travaillez sur des annales des années précédentes et comparez votre travail avec un corrigé ou un modèle.
- Avez-vous trouvé le même plan type ?
- Avez-vous identifié les mêmes enjeux dans les documents ? C’est la répétition de cet entraînement qui fera la différence le jour de l’examen.
Une question ? Prenez un rendez-vous téléphonique avec notre Directrice Pédagogique !



L’orthographe tu soigneras . LIRAS pas LIERAS
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L’équipe Prépa Dalloz