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Grand Oral CRFPA : Les 10 commandements de la méthodologie pour réussir l’examen

Publié le 25 Oct 2019 • Mis à jour le 06 Fév 2026 • 6 commentaires

L’épreuve du Grand Oral est la dernière ligne droite pour décrocher le CRFPA. Avec un coefficient élevé, c’est le moment de vérité où vous passez du statut d’étudiant à celui de futur confrère.

Mais attention : les règles du jeu changent. À l’écrit, vous avez prouvé que vous étiez un étudiant brillant. À l’oral, vous devez convaincre votre jury par votre aisance oratoire et votre solidité mentale. Il ne s’agit plus seulement de réciter le droit, mais de l’incarner.

Comment gérer les 15 minutes d’exposé ? Comment réagir face à une question déstabilisante sur la peine de mort ou les lanceurs d’alerte ? Voici la méthodologie et les 10 commandements de la Prépa Dalloz pour aborder le Jour J avec la sérénité d’un futur avocat.

 

1. Programme et libertés fondamentales : Devenir incollable sur les textes

C’est le cœur du réacteur. Le programme est vaste, centré sur la protection des libertés fondamentales. Vous devez maîtriser sur le bout des doigts les textes fondateurs (DDHC, CESDH) et les conventions internationales. Que le sujet porte sur l’interdiction des manifestations, le respect de la vie privée ou la peine de mort, votre socle de connaissances théoriques doit être inébranlable. C’est ce fond théorique qui crédibilisera votre capacité de réflexion.

 

2. Culture juridique et actualité : Rester curieux et connecté

Le jury attend un candidat connecté au monde qui l’entoure. Une excellente note ne s’obtient pas seulement avec le droit pur, mais avec une ouverture d’esprit. Suivez les évolutions récentes et les débats de société : conditions de détentions indignes, transparence de la justice, ou encore le statut des lanceurs d’alerte. Vous devez être capable de relier un sujet théorique à une actualité brûlante pour nourrir l’échange.

 

3. Entraînement et simulations : Suivre un rythme régulier

La théorie ne suffit pas. Le stress de l’examen peut faire perdre tous ses moyens au candidat le mieux préparé. La seule solution est la pratique. Multipliez les oraux blancs et les simulations avec vos camarades ou vos professeurs. Filmez-vous pour corriger vos tics de langage. Il faut s’habituer à parler à voix haute, à structurer sa pensée en temps limité et à affronter le regard d’autrui. C’est cette méthode qui vous permettra d’acquérir les automatismes de l’épreuve du Grand Oral.

 

4. Utilisation des Codes : Trouver un allié fidèle

Pendant l’heure de préparation, vous n’êtes pas seul : vous avez vos codes (Code civil, Code pénal, etc.) et recueils de textes autorisés. Apprenez à les utiliser stratégiquement bien avant l’épreuve. Ils ne servent pas qu’à vérifier un article de loi. La jurisprudence sous les articles est une mine d’or pour trouver des arguments, une source du droit précise ou des exemples d’arrêts récents si vous avez un trou de mémoire.

 

5. Tenue et présentation : Soigner son apparence

Le Grand Oral est un entretien de recrutement déguisé. Votre tenue envoie un signal immédiat au jury avant même que vous ne preniez la parole. Optez pour une tenue sobre, professionnelle et confortable (costume, tailleur). Mais l’habit ne fait pas tout. Vous devez adopter une posture de futur avocat : courtoisie, écoute et présence. Dès votre entrée dans la salle, tenez-vous droit, regardez les membres du jury dans les yeux et souriez. Vous devez dégager une impression de sérénité, même si votre cœur bat à tout rompre.

 

6. Gestion du temps : Respecter les 15 minutes d’exposé

La gestion du temps est un critère de notation majeur. Vous disposez de minutes d’exposé précises (15 minutes) suivies de 30 minutes de questions.

  • Si vous faites moins de 10 minutes, le sujet n’est pas traité.
  • Si vous dépassez, le jury vous coupera la parole, ce qui est très frustrant. Structurez votre intervention (Introduction, I, II, Conclusion) de manière structurée mais non rédigé pour tenir précisément dans le temps imparti. C’est la première preuve de votre capacité de synthèse.

 

7. Argumentation juridique : Penser et raisonner en juriste

Le sujet peut parfois sembler philosophique ou très large. Ne tombez pas dans la discussion de café du commerce. Votre aptitude à l’argumentation juridique doit primer. Rattachez toujours le sujet à une source du droit (Loi, Constitution, PGD). Qualifiez juridiquement les faits. Le jury teste votre capacité de réflexion : peu importe votre opinion personnelle sur l’ordre public ou la bioéthique, ce qui compte, c’est la cohérence juridique de votre démonstration.

 

8. Illustrations et exemples : S’appuyer sur des exemples concrets

Un exposé purement théorique est ennuyeux. Pour captiver votre auditoire et démontrer votre compréhension, appuyez-vous sur des exemples. Citez une affaire médiatique, les débats sur le travail en prison, le secret de l’instruction ou les modes alternatifs de règlement des conflits. Ces illustrations montrent que vous comprenez les enjeux concrets de la règle de droit dans la société.

 

9. Attitude et gestion du stress : Accepter le dialogue

Après l’exposé vient la discussion. Ne voyez pas les questions du jury comme des pièges, mais comme une opportunité. Le jury va tester votre culture, ou revenir sur un point flou de votre exposé. Ne vous braquez pas et gardez votre sang-froid si un membre du jury vous contredit (c’est souvent un jeu de rôle). Votre attitude corporelle (le non-verbal) compte autant que vos paroles pour les résultats d’admissibilité. Défendez votre position avec respect et arguments, ou admettez votre erreur avec humilité si elle est flagrante. C’est cette répartie qui prouve votre rôle de l’avocat.

 

10. Gérer les « Jokers » : Limiter les impasses face au jury

Avez-vous le droit de dire « Je ne sais pas » ? Oui, mais avec parcimonie. Personne n’est une encyclopédie. Si vous séchez sur une question pointue de procédure ou une date obscure, avouez-le simplement et proposez de raisonner par déduction. En revanche, multiplier les « je ne sais pas » sur des notions de base est rédhibitoire pour les résultats d’admission. Gardez votre calme, respirez, et tentez toujours de construire une réponse logique.

 

Une question ? Prenez un rendez-vous téléphonique avec notre Directrice Pédagogique ! 

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6 commentaires

  1. Conte dit :

    Est il possible pour un avocat étranger de suivre cette formation, quelles sont les conditions

  2. BZIOUET dit :

    Bonjour,

    Pendant l’épreuve du Grand Oral, sommes-nous autorisés à consulter des documents (exemple: code civil, code pénal etc)?

    Je vous remercie.

    Bien cordialement

  3. diengoh54@gmail.com dit :

    Bonjour,
    J’ai besoin d’avoir les corrigés des sujets de 2020 si possible
    Bien à vous

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